Jeudi 24 mars 2011The Truman Show

Peter Weir

Genre : comédie dramatique
Durée : 103 min
Sortie : 1997

Distribution

Jim Carrey, Ed Harris, Laura Linney, Noah Emmerich, Natascha McElhone, Holland Taylor, Brian Delate, Peter Krause, Paul Giamatti, Philip Baker Hall, Harry Shearer

Résumé

Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé.

Analyse

Il y a dans la tradition du théâtre un poncif que l'on répète qui ne nous atteint que rarement : la vie est comme un théâtre où chacun son rôle, au fond le théâtre ne serait pas si éloigné de la vie qui elle même est une représentation. Cela a été dit et redit mais parce que nous n'y comprenons rien, cela reste des formules en l'air, poncif donc. The truman show nous présente un homme dont toute l'existence a été représentée par un metteur en scène, parce qu'enfant, il a été adopté (acheté?) par le studio. Toute sa vie sera donc gérée par le metteur en scène qui va lui faire vivre ses premiers amours, ses aventures, ses études, au milieu d'acteurs qui sans cesse lui donnent la réplique sans qu'il s'en doute. Donc vie en représentation, vie illusoire, tout cela est fictif et que ce n'est pas la vraie vie. A la faveur d'un sourire, d'un élan d'amour Truman sera éveillé de la fiction dans laquelle il étant maintenu. A la fin, Truman, crève la supercherie et sort du show, car il finalement compris que tout ce qu'il voyait ne faisait que tourner autour de lui.

On peut lire cette fable d'abord sous l'angle de la postmodernité racoleuse d'image soi-disant réalistes de la vie quotidienne : c'est le projet en avant première de de Big brother et loft-story. Dans ce cas, on dira que le pauvre Truman est exploité, qu'il jouit d'une liberté qui est totalement artificielle et que le responsable c'est le grand méchant producteur de cinéma qui se sert de lui. Saine révolte donc contre la société de l'image, comme le média producteur d'illusion. Mais comme en même temps, tout le monde aimerait être la vedette centrale de ce genre de production, la critique tombe vite à plat et l'argument porte peu. Vous vous rendez compte ! être connu du monde entier, célèbre ! Faire une apologie de la liberté à partir de cet exemple, c'est revendiquer une évasion hors du monde présent en disant que tout est factice dans la société qui est sous nos yeux.

Partons plutôt d'une hypothèse différente. Ce qui est intéressant, c'est de regarder effectivement ce qu'il adviendrait si le Monde qui nous entoure était effectivement en cohérence avec ce que nous sommes. Nous pensons dans l'attitude naturelle être tombé là dans un monde qui existait avant nous. Nous vivons dans la séparation, avec une représentation de nous même comme celle d'une petite chose au beau milieu des autres choses. Au milieu d'une histoire qui n'est pas la nôtre, mais celle du monde, nous sommes perdu et nous passons notre vie à tenter bien que mal de nous adapter, à nous intégrer dans le monde (ce qui veut bien dire que le monde est là avant nous). Nous menons une vie excentrique, parce que nous sommes égarés dans une réalité que nous croyons nous être totalement étrangère. Cependant, l’ego se bat très bien : il se met délibérément au centre du monde et il se prend à croire que tout doit conspirer en sa faveur. Est-ce un péché grave que de croire que tout tourne autour de ma conscience ? Que je suis au centre du monde ? Cette centralité, en quelle sens peut elle être vraie, en quel sens peut elle être fictive ?

L'hypothèse de the truman show dit que le héros est intimement lié à tout ce qui se produit autour de lui. On pourrait alors imaginer une sorte de vaste conscience collective qui le manipulerait à son insu. Mais on peut aussi bien penser que les événements qui m'arrivent sont aussi en écho avec ce que je suis et inconsciemment orchestré de l'intérieur. Supposons : J'ai très mal vécu la séparation de mes parents, des années plus tard, je divorce dans la souffrance, répétant une scène que j'ai déjà vécu, comme si le scénario était inscrit dans mon inconscient et que les circonstances de la vie ont fait qu'il s'est déroulé en cohérence avec ce que je suis. Je ne peux pas dire que le Monde est totalement séparé de moi. Le monde du rêve est ma création. Le monde de ma veille n'est pas aussi personnel, mais il est aussi en cohérence avec ce que je suis. s'il y a une metteur en scène dans cette histoire, dira la pensée indienne, c'est dans mon inconscient qui me trace une destin. Vu sous cet angle, la mise en scène de the truman show prend un tout autre relief. Dans quelle mesure est-ce que je ne suis pas le co-créateur du monde qui m'entoure? Est-ce que je ne suis pas dans le présent - dans mes négligences, dans ma stupidité, mes fuites - en train d'écrire le scénario qui me confrontera à nouveau aux mêmes difficultés? Le monde n'existe pas indépendamment de la conscience que j'en ai, il est lié à la conscience que j'en prends. Je ne peux pas changer le monde arbitrairement, mais je peux changer ma conscience du monde et justement ce changement de conscience peut lui-même tout changer. Le metteur en scène de ma vie n'est pas au-dehors de moi, il n'est pas sur des nuages, dans sa tour de contrôle en train de me manipuler. Il est en moi. chaque événement de ma vie entre en écho avec ma propre conscience et d'une certaine façon ne se produit pas par hasard ! Il serait bien sûr assez paranoïaque (c’est l’ego) d'imaginer que le facteur qui m'a parlé ce matin joue un rôle pour moi et que tout le monde joue pour moi. Mais d'un autre côté, la doctrine opposée est tout aussi fausse, car le monde n'est pas totalement extérieur, il est enveloppé par ma conscience, enroulé dans mon histoire et chaque passant est une rencontre dans le déroulement du film de ma vie. Le Centre existe bel et bien en moi, mais pas du tout comme l'ego peut l'imaginer en se faisant des petites histoires de conspiration personnelle..

Inspiration

Truman vit dans un monde où tout est organisé par une seule personne (le réalisateur), un monde orwellien proche de 1984 et de son Big Brother. Mais il s'agit aussi d'un homme (a priori) tranquille qui doute petit à petit de la réalité. Ce qui le rapproche du roman de Philip K. Dick Le Temps désarticulé dont il reprend l'idée de départ. Pour finir, la recherche de la réalité de Truman nous évoque Matrix par le biais de l'allégorie de la caverne, et par certains éléments à la série le Prisonnier. « Truman » est un homonyme de (en) true man, qui signifie en anglais « l'homme vrai » ou « l'homme véritable ». Au début du film, certains « figurants » laissent entendre qu'il s'agirait d'une expérience pour voir comment réagirait vraiment un homme lors de situations dignes d'une série télévisée, comme la fausse disparition de son père.

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benoist
Lundi 19 septembre
Le film est trop génial. J'ai adorer ce film car le personnage principal est très marrant et aussi un triste pour son père. Et je vous je redis il est trop génial.
eva
Mardi 20 décembre
tres bien !
Jaques
Lundi 6 mai
C d'la merde
Vincebt DUBOIS
Lundi 6 mai
C nul
MHZOUFHRPOGIUCHRPUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUCRGHUO2¨YRIGHT4HT
Lundi 6 mai
TROP PAS MAL G KIFé OHOHOHOHOH
zrf
Mercredi 22 mai
C dla merde
romdu94
Mercredi 22 mai

trop dla bombe ce film

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